Rédaction Carwing (texte)
Les grands axes ont vocation à canaliser le trafic. Les ralentir ne doit pas conduire à le reporter dans les quartiers résidentiels. Depuis le 1er octobre 2026, la Suisse encadre plus strictement les limitations à 30 km/h sur les routes affectées à la circulation générale. En localité, le 50 km/h y demeure la règle, avec des dérogations possibles, notamment pour des raisons de sécurité ou de lutte contre le bruit.
Les autorités doivent désormais démontrer, dans leur expertise, que l’abaissement de la vitesse ne provoquera pas de report indésirable du trafic sur les rues de quartier. L’axe concerné doit également conserver sa fonction dans le réseau routier. Dans les quartiers résidentiels, rien ne change : les zones 30 peuvent toujours être instaurées sans expertise.
Sur les routes affectées à la circulation générale limitées à 30 km/h, les priorités doivent en principe être réglées par la signalisation, plutôt que par la priorité à droite. Des passages pour piétons restent possibles, même lorsque la route fait partie d’une zone 30. Pour les automobilistes, une distinction s’impose : la limitation de vitesse ne détermine pas le régime de priorité. Il faut donc rester attentif aux panneaux.
Le TCS et l’ACS saluent ce durcissement. Leur demande de privilégier les revêtements phonoabsorbants pour réduire le bruit routier n’a toutefois pas été retenue.
Au volant, la signalisation reste déterminante. La nouvelle réglementation ne supprime pas automatiquement les limitations à 30 km/h existantes. Là où le panneau indique 30, le maximum reste 30. La nouvelle ordonnance n’est pas une invitation à accélérer.