Rédaction Carwing (texte)

La CETRAA, confédération espagnole des ateliers automobiles, et la CONEPA, fédération patronale nationale des réparateurs automobiles, prennent les assureurs pour cible. Avec une enquête commune, elles entendent mesurer les pressions dénoncées sur les tarifs horaires et les choix de réparation. Les ateliers peuvent aussi désigner les compagnies avec lesquelles les relations sont les plus conflictuelles.

L’atelier répare et répond du travail accompli. Mais les assureurs décideraient souvent de la rémunération, des pièces et des méthodes de réparation, dénoncent les organisations espagnoles. L’atelier tient les outils, l’assureur impose le tempo : les fédérations veulent désormais chiffrer le déséquilibre qu’elles dénoncent.

La CETRAA a lancé l’enquête le 1er octobre 2026. La CONEPA s’y est associée le 30 octobre. Le délai de participation a été prolongé jusqu’au 31 décembre. En unissant leurs forces, les deux organisations espèrent toucher davantage d’ateliers et peser plus lourd dans les négociations.

Les 21 questions abordent les sujets qui fâchent : les compagnies exigent-elles une baisse des tarifs horaires ou des rabais sans accord préalable ? Imposent-elles des fournisseurs de pièces ? Orientent-elles les clients vers leurs ateliers partenaires ? L’enquête demande également aux réparateurs s’ils redoutent d’être pénalisés lorsqu’ils refusent les conditions d’un assureur ou d’un expert.

Le volet le plus sensible porte sur les noms : chaque atelier peut citer jusqu’à cinq assureurs avec lesquels il a connu des relations particulièrement conflictuelles. L’évaluation des dommages, les temps de réparation et la collaboration avec les experts figurent parmi les critères. Les compagnies les plus souvent citées ne sont pas encore connues.

De ces plaintes individuelles, les organisations veulent tirer une force de négociation. L’enquête évalue aussi l’intérêt d’une instance technique indépendante en cas de différend entre un atelier et un expert. Aucune décision n’a encore été prise quant à sa création.

Aucun résultat n’est encore disponible. Cette consultation volontaire des ateliers n’est pas nécessairement représentative. Et la mention d’un assureur ne suffit pas, à elle seule, à établir une infraction.

Les assureurs ont l’habitude d’évaluer les dommages. Cette fois, c’est à leur tour d’être évalués.

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