Le nouveau Maxus T60 MAX débarque en Suisse et ne fait aucun effort pour masquer ses intentions : tracter, grimper, patauger – tout en affichant une allure vaguement civilisée. Avec 3 500 kilos de capacité de remorquage, 975 kilos de charge utile et 500 Nm de couple, la hiérarchie est claire : ici, on parle charge utile, pas charisme.
Sous le capot, un quatre cylindres bi-turbo diesel de 2,0 litres délivre 215 ch sur l’asphalte – ou là où il n’y en a plus. Grâce à la transmission intégrale enclenchable et ses quatre modes de conduite, le T60 MAX garde son calme quand d’autres cherchent déjà la sangle de remorquage. Garde au sol de 217 mm, angle d’attaque de 29 degrés à l’avant et profondeur de passage à gué de 550 mm : le message est limpide. La romance SUV ? Très peu pour lui. Ici, c’est la fiche technique qui commande.
L’intérieur surprend par son agencement clair, son digital affirmé et une modernité inattendue. Deux écrans de 12,3 pouces, Apple CarPlay, Android Auto – tout ce qu’il faut pour affronter le quotidien. Et côté sécurité, le T60 MAX n’a rien à envier aux modèles urbains : assistant de maintien dans la voie, freinage d’urgence autonome, caméra 360°, six airbags. De quoi se sentir en confiance, même quand la benne côtoie la bande de gauche.
Sa compatibilité avec le carburant alternatif HVO100 peut sembler n’être qu’un clin d’œil écolo – mais il y a plus derrière. Le HVO100, pour « Hydrotreated Vegetable Oil », est un diesel paraffinique à 100 % issu de déchets, résidus ou huiles végétales. Contrairement au biodiesel classique (FAME), le HVO n’est pas un ester méthylique d’acide gras, mais un carburant synthétique chimiquement proche du diesel fossile – sans l’être. Une solution pragmatique pour ceux qui ne roulent pas encore en électrique, mais refusent de brûler les ponts (et le pétrole) les yeux fermés.
À partir de 39 900 francs nets, le T60 MAX est chez les concessionnaires. Une déclaration de guerre tarifaire en faveur de la fonction. Et pour ce prix ? Un véhicule qui ne fanfaronne pas, ne tape pas du poing sur la table – mais fait simplement son boulot. Que ce soit sur chantier, hors route ou avec une remorque un dimanche. Ceux qui apprécient un minimum de confort et de technologie ne l’aimeront peut-être pas. Mais ils le respecteront. Ce qui, en fin de compte, est sans doute exactement ce qu’il cherche.
En détail : Maxus Motors
Encore jeune en Europe, Maxus Motors appartient à SAIC Motor, l’un des dix plus grands constructeurs automobiles mondiaux. SAIC est aussi le premier groupe chinois à avoir dépassé les sept millions de véhicules vendus en une année. En Suisse, Maxus propose une gamme complète de véhicules utilitaires : du « eDeliver 3 » compact au géant « eDeliver 9 », en passant par les « eDeliver 7 » et « Deliver 7 ». À cela s’ajoutent les deux pick-up : le « T60 Max » et le « eTerron 9 » 100 % électrique. L’importateur officiel en Suisse est Astara – un acteur global du secteur, fort de 3 000 collaborateurs dans 19 pays et de plus de cinq milliards d’euros de chiffre d’affaires.