Rédaction de Carwing (texte)

Les importateurs automobiles saluent les allégements envisagés en matière de CO₂. Ils auraient toutefois souhaité en bénéficier plus tôt. Le Conseil fédéral entend leur accorder davantage de souplesse dès 2030 et remplacer l’étiquette-énergie suisse par un label européen.

« Sur le principe, nous saluons le projet du Conseil fédéral », explique Thomas Rücker, directeur d’auto-suisse, interrogé par SRF. Son bémol tient au calendrier : ces adaptations auraient dû intervenir avant 2030.

La critique du « Swiss Finish » repose sur une différence concrète. Dans l’Union européenne, le respect des objectifs de CO₂ des constructeurs s’apprécie déjà sur la moyenne des années 2025 à 2027. En Suisse, le décompte reste annuel. Selon l’association des importateurs, cette rigidité accroît le risque de sanctions et crée un désavantage concurrentiel.

Pour la période 2030–2032, le projet permettrait aux importateurs suisses de voitures de tourisme et de véhicules utilitaires légers de compenser les dépassements d’une année par des émissions inférieures à leur objectif une autre année. Le décompte final interviendrait en 2033. La valeur cible moyenne pour les voitures de tourisme resterait fixée à 49,5 grammes de CO₂ par kilomètre dès 2030.

Pour les utilitaires légers, la valeur cible applicable dès 2030 serait relevée à 108,7 grammes de CO₂ par kilomètre, contre 90,6 initialement prévus. Un allégement supplémentaire pour les importateurs. Les véhicules lourds de transport de marchandises seraient, en revanche, soumis à des prescriptions plus strictes.

Sur l’étiquetage aussi, le Conseil fédéral répond à une demande de la branche. auto-suisse et l’Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA) avaient critiqué l’étiquette-énergie actuelle et réclamé sa suppression. Avec le label européen envisagé, toutes les voitures entièrement électriques seraient classées en catégorie A. Le classement dépendrait du CO₂ émis par le véhicule en circulation ; la consommation électrique resterait indiquée sous forme chiffrée.

La consultation court jusqu’au 18 février 2027. La date d’introduction du nouveau label reste à fixer. Pour les importateurs, le projet va donc dans le bon sens. L’assouplissement du décompte CO₂ se fait, lui, encore attendre.

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