Édition pour les Romands
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Environ 80 membres et invités de la section Suisse orientale se sont réunis au Kybunpark, le stade du FC Saint-Gall, pour leur assemblée générale – avec, en prime, une visite guidée du stade. Là où retentit habituellement la clameur des buts, ce sont, pour une fois, les discussions et les ordres du jour qui occupaient le terrain. Côté durée, peu de différence avec un match de football : l’assemblée a, elle aussi, duré 90 minutes.
Dans son discours d’ouverture, le président de la section, Fabian Eugster, a notamment souhaité la bienvenue aux nouveaux membres : « Wasserfluhgarage AG » à Lichtensteig (SG), « Automobile Diethelm AG » et « Wüest Carrosserie GmbH » à Amriswil (TG), ainsi que « Schlossgarage Lieva AG » à Gamprin-Bendern (LIE). Un hommage a également été rendu à Manfred Joray, membre de longue date de la section et ancien caissier du comité, récemment décédé.
Deux membres ont été salués par des applaudissements nourris. Peter Sievi s’est vu décerner le titre de membre d’honneur par les 28 votants, en reconnaissance de son engagement de longue date. Willi Frei, pour sa part, a officiellement quitté le comité. Pour l’occasion, Peter Schubiger – responsable cantonal de la section peinture et enseignant spécialisé – a pris la parole pour une allocution.
Il a retracé avec humour le parcours du vice-président sortant à l’aide de caricatures générées par intelligence artificielle : « Willi, tu as formé pas moins de 1027 apprentis dans la peinture automobile – moi y compris. Ton engagement dans le cadre des WorldSkills était tout aussi remarquable : en 1999 à Montréal, tu as mené Clint Kaufmann à l’or, puis João Gonçalves en 2005 à Helsinki. » Et ce détail n’est pas passé sous silence : « Tu as même été sélectionneur national des peintres automobiles brésiliens, pour les soutenir et faire avancer le métier dans ce pays. »
Willi Frei en a profité pour adresser un court message : « J’ai toujours trouvé le réseau de l’association extrêmement précieux. Ensemble, on peut accomplir beaucoup et apprendre les uns des autres. Merci du fond du cœur à la section Suisse orientale. » Son poste au comité sera désormais occupé par Philipp Brühwiler, propriétaire de la société « Grueben Carrosserie und Spritzwerk GmbH » à Niederbüren (SG).
Après Roger May, de l’« École de design de Zurich », qui a présenté les opportunités de formation continue en tant que responsable du cursus en technique de peinture, c’est Fabian Eugster qui a conclu la séance. Il a rappelé que les désirs non exprimés restent lettre morte : « Adressez vos idées et suggestions au comité, partagez vos attentes. Nous tenterons de les concrétiser par des offres appropriées. »
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Rencontre à Martigny : le comité de la section Valais a invité ses membres à l'assemblée générale à l'Hôtel Restaurant La Porte d'Octodure à Martigny-Croix. Qu'est-ce qui préoccupe les entreprises au quotidien ? Comment la section peut-elle les soutenir au mieux ? Ces questions et d'autres ont trouvé un espace de discussion lors de cette soirée.
30 avril, soirée à Martigny : une cinquantaine de membres et d'invités se sont réunis à l'Hôtel Restaurant La Porte d'Octodure à Martigny-Croix pour l'assemblée générale annuelle. L'événement n'a pas seulement offert un espace d'échange convivial entre collègues de la branche, mais aussi une plateforme importante pour discuter des préoccupations actuelles des membres directement avec le comité.
« En tant que comité directeur, il nous tient à cœur de placer nos membres au centre de nos préoccupations. Nous souhaitons non seulement les informer de l'actualité, mais aussi et surtout leur offrir une oreille attentive à leurs préoccupations », a expliqué la présidente de la section Marianne Darbellay. L'échange est particulièrement important en cette période, puisque le comité vient d'être presque entièrement recomposé.
Un thème a ainsi été le fil rouge des discussions de la soirée : la formation. Le comité a lancé un appel pressant aux entreprises pour qu'elles soient conscientes de leur responsabilité vis-à-vis de la prochaine génération de travailleurs qualifiés. « Les apprentis sont le fondement de l'avenir de notre métier. C'est à nous de leur offrir une formation de qualité », a déclaré la présidente de la section.
Dans ce contexte, les salons professionnels tels que Your Challenge à Martigny, où la section valaisanne est représentée chaque 2 ans avec son propre stand, ont également été au centre des discussions. Peinture numérique, matériel d'information et films professionnels : la section y présente de manière vivante le champ professionnel varié des métiers de la carrosserie et crée une expérience pour les jeunes intéressés.
Un autre objectif de la section est de sensibiliser davantage les entreprises à la formation initiale de « carrossier réparateur / carrossière réparatrice CFC » qui existe depuis 2022. Cette nouvelle formation, qui débouche sur un certificat fédéral de capacité, comble d'importantes lacunes entre la tôlerie et la peinture. Elle permet une répartition plus efficace du travail dans l'entreprise, notamment pour les travaux de réparation superficiels. « Je pense qu'il est important que tant nos membres que les autres entreprises de la branche de la carrosserie le sachent : Il existe une nouvelle formation passionnante qui complète judicieusement notre métier », a expliqué Marianne Darbellay lors de l'interview.
Les thèmes de la certification et des relations avec les assurances ont également été abordés lors de cette soirée. En Suisse romande, les premières entreprises sont actuellement en cours de recertification depuis le regroupement en association nationale.
Des orateurs invités ont également eu l'occasion de s'exprimer lors de l'assemblée, à laquelle a également assisté Armin Haymoz, vice-président de carrosserie suisse, M Grosse, M Monney. L'assemblée a ainsi accueilli Bernard Dayer, directeur de l'école professionnelle EPTM, et Charles-Albert Hediger, président de l'UPSA.
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Singer présente une voiture qui provoque sans crier. Une 911 au look Turbo, mais sans turbo – un pied de nez assumé à l’air du temps. À la suralimentation, Singer préfère la respiration libre : un six-cylindres à plat de quatre litres, 420 ch, capable de grimper au-delà des 8000 tr/min. Cela ressemble à un anachronisme ? En réalité, c’est un manifeste technique : modernisé, optimisé, radicalement épuré.
Le moteur s’appuie sur le programme DLS – Dynamics and Lightweighting Study –, un projet de développement qui pousse dynamique et allègement à leur paroxysme. Culasses refroidies par eau, calage variable des soupapes, le tout au service de l’efficacité. Utilisable au quotidien, mais jamais édulcoré. Les cylindres restent refroidis par air – une fidélité idéologique. La boîte est manuelle, six rapports, mécanique pure. Et l’échappement en titane ne joue pas une bande-son : il signe une déclaration sonore.
En dessous ? Une structure monocoque de 964 – l’ossature du 911 classique (série 964), ici rigidifiée et sublimée avec le savoir-faire de Red Bull Advanced Technologies. L’acier cède sa place au carbone, la silhouette reste intemporelle. L’alliance d’une base old school et d’un écrin high-tech crée un socle puriste qui tutoie la F1. Le design joue la citation : feux additionnels escamotables, et pour les nostalgiques, un « Whale Tail » en option. Chaque détail est pensé – et assumé.
Châssis, amortisseurs, freins, pneus – tout est réglable, tout est haut de gamme. Le client choisit : baquet radical ou siège Touring – un semi-baquet plus tolérant, pour ceux qui considèrent les longues distances comme un plaisir, pas une punition. Même ambiance à bord : levier apparent ou mise en scène discrète. Singer ne vend pas des voitures, il propose des prises de position. Et il n’y en aura que 100. Deux sont déjà réservées.
Une 911 qui ne comble aucun vide, mais qui affirme une attitude. Pas un hommage – une riposte.
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Vendredi, 15h30 à Oakland. Une voiture volée, une course-poursuite – et soudain, une grenade à main lancée par la fenêtre. Pas un tournage hollywoodien, mais bien la réalité californienne. Carlos Kuceja, 28 ans, originaire de Berkeley, appuie sur l’accélérateur quand la police tente de l’arrêter. Et nous, en Suisse, on se frotte les yeux : mais qu’est-ce qui se passe, là-bas, bon sang ?
En pleine zone résidentielle, Kuceja jette un sac hors de la voiture. À l’intérieur : une véritable grenade Mk.2, opérationnelle – le modèle classique surnommé Pineapple, déjà tristement célèbre pour ses éclats meurtriers durant la Seconde Guerre mondiale. La goupille est partiellement retirée. Ce n’est ni une blague, ni une imitation. Juste le chaos, à l’état pur.
La police évacue les habitations, fait fermer les commerces, et mobilise les démineurs. Aucun dégât lié à une explosion – juste un gigantesque soupir collectif. Car l’homme au volant semble vraiment penser qu’un engin de guerre peut l’aider à échapper à la police. Spoiler : ça ne fonctionne pas. Kuceja tourne dans une impasse, tente de fuir à pied – et se fait arrêter.
Dans sa voiture : aucune autre grenade, aucune arme, aucune explication. Juste un épisode de plus dans la rubrique « Ça n’arrive qu’aux États-Unis ». Il est désormais en détention provisoire à Santa Rita, pour vol de véhicule, fuite, résistance à l’arrestation – et bien sûr, possession et transport d’un explosif.
Reste une question : comment un civil peut-il se procurer une grenade fonctionnelle ? Et pourquoi cela semble-t-il moins absurde en Californie que, chez nous, un mauvais ticket de stationnement ?